En 1959, Fidel Castro chasse le dictateur pro-americain, Batista, et prend le pouvoir à Cuba. Les Americains organisent - c'est un des premiers actes du président Kennedy - un débarquement de Cubains anticastristes dans la baie des cochons en avril 1961. Cette tentative échoue et persuade Castro de réclamer à l'URSS des missiles nucléaires. Kennedy a la preuve en octobre 1962 que l'instalation des missiles est en cours. Aussitôt il met Cuba en état de blocus et annonce, le 22 octobre l'arraisonement de tout navire soviétique qui tenterait de forcer le passage vers l'île. Le monde entier se sent au bord du gouffre et suit avèc anxiété la progression de ces cargos russes qui s'approchent des bâtiments de l'US Navy. Tout incident peut créer la fatale escalade nucléaire. Mais le 29 octobre, krouchtchev céde et donne l'ordre à ses bateaux de faire demi-tour. Il promet de retirer les missiles déjà en place, obtenant en contrepartie que les État-Unis renoncent à toute tentative contre Castro et retirent aussi leurs fusées, au reste démodées, de Turquie. Après cette grande crise de 1962, les 《deux K》préférent revenir à la politique déjà amorcée de détente, et la rendre plus systématique et plus durable.
Kennedy et la crise de Cuba
《Des preuve indubitable ont établi la présence à Cuba de bases de fusée pouvant atteindre Washington, le canal de Panama ou Mexico.
Je vois là une menas explicite à la paix et à la sécurité de toutes les Amériques, en contradiction avec les assurances répétées des port-parole soviétiques.
En conséquence, j'annonce l'institution d'une quarantaine rigoureuse sur tout équipement militaire offensif acheminé vers Cuba. La politique de notre pays sera de considérer tout lancement de missile nucléaire à partir du sol cubain contre tout nation de le l'hémisphère occidental, comme une attaque de l'Union soviétique contre les États-Unis, appelant en représailles une riposte complè contre l'Union soviétique.
J'invite M. Khrouchtchev à abandonner son entreprise de domination mondiale, à retirer ses armes de Cuba et à se joindre à un effort historique en vue de mettre fin à la dangereuse course aux armements.
Il est temps encore de transformer l'histoire de l'humanité. Le prix de la liberté est toujours élevé, mais l'Amérique a toujours payé ce prix. Et il est un chemin que nous ne suivrons jamais : celui de la capitulation et de la soumition. Notre but n'est pas la victoire de la force mais la défense du droit. Il n'est pas la paix aux depens de la liberté, mais la paix et la liberté dans cet hémisphère, et, nous l'espérons, dans le monde entier. Avec l'aide de Dieu, nouv atteindrons ce but.》
Discours de J. Kennedy, 22 octobre 1962.
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